Ouvrez grand vos oreilles !

L’ouïe est un sens qui joue un rôle central dans nos vies, mais il est souvent négligé.

Alors qu’en mars a lieu la 24e Journée nationale de l’audition, pourquoi ne pas s’accorder un temps pour réfléchir à sa place dans notre quotidien ?


L'ouïe est fréquemment reléguée au second plan, derrière la vue. Pourtant, avant même notre naissance, nous baignons déjà dans un océan de sons. L’audition joue d’ailleurs un rôle fondamental non seulement dans notre santé physique, mais aussi sur notre état psychologique. À une époque où l'activité dans les rues est censé avoir baissé — du moins en théorie ! —, on est dans une position idéale pour expérimenter à quel point le calme et le silence ont un impact sur nos émotions.


L’audition dans nos vies


Imaginez votre vie sans le sens de l’ouïe. La première chose qui vient à l'esprit est peut-être la perte de la communication orale : parler avec les autres est l’image même des liens interpersonnels. Si l’on creuse un peu, on constate qu’une bonne partie de nos impressions et de nos ressentis s’appuient sur ce sens. Le timbre et le ton d’une voix, le souffle d’une respiration, le battement d’un cœur : autant de portes qui ouvrent sur toutes les nuances des émotions humaines. Et je n’ai même pas évoqué la musique !


On oublie parfois trop vite que l’ouïe nous sert à nous repérer dans l’espace. Il est difficile de se déplacer sans entendre : ce sens nous fournit des informations sur la position des personnes et des objets, ainsi que sur l’espace dans lequel on se meut. Souvent, le premier signal d’alerte qui nous prévient d'un danger potentiel nous arrive par l’oreille. Tout aussi réel est le lien de l’ouïe avec l’équilibre, ainsi que son impact bien connu sur le sommeil et le repos (les insomniaques en attesteront).



Faites attention à votre audition !


Notre vie sonore est riche, et mérite qu’on la soigne et la cultive au même titre que les autres dimensions. Malheureusement, elle ne reçoit pas toujours l’attention qu’elle mérite. À l’échelle purement médicale, il semble qu’il s’agit d’un domaine mal pris en charge, et pour lequel les personnes ont tendance à tarder à agir.


Mais il n’est pas question ici que de troubles physiques. Saviez-vous par exemple qu’il existe un stress auditif ? L'environnement bruyant de la ville a un impact considérable sur l’humeur et le bien-être, par sa permanence de jour comme de nuit. Lors du premier confinement au printemps 2020, le calme a été un des marqueurs de la suspension de l'activité humaine, et l'occasion de redécouvrir le chant des oiseaux et le silence des villes !


Certes, on ne peut pas toujours choisir où l’on habite ou notre cadre de travail. Ce n’est pourtant pas une raison pour négliger le problème : s’équiper en protections pour les oreilles, utiliser correctement nos écouteurs ou s'accorder des moments de calme sont des moyens simples de prendre soin de son audition. Des transports aux bureaux improvisés du télétravail, nous passons parfois de longues heures exposés à des sons beaucoup trop forts et agressifs. La dégradation de l'appareil auditif est progressive en plus, et les premiers signes passent donc souvent inaperçus. Un premier conseil facile à suivre consiste à faire des pauses ! Tout simplement, après une heure d’écoute, laissez un temps de repos à vos oreilles. Elles vous en seront reconnaissantes.


Pour finir sur une note moins factuelle, on gagnerait beaucoup à mon avis à accorder plus d’attention au silence. Il s’agit d’un espace idéal pour redécouvrir les sons qui nous sont les plus proches - ceux de notre propre corps -, et tous ces petits bruits qui forment comme une couche presque imperceptible, sur laquelle notre environnement quotidien prend forme.

Les temps de silence que l'on s'accorde procurent un apaisement propice à l'équilibre de chacun. Le silence est malheureusement vécu par de nombreuses personnes comme une source d’angoisse : c’est qu’il faut aussi apprendre à le créer dans notre tête et notre cœur !

Besoin de retrouver le calme et l’équilibre ? Prenez rendez-vous par ici.

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