Entre Terre et Ciel

Le printemps avance, les couleurs reviennent avec les journées qui s’allongent, les bourgeons pointent sur les branches. Mais pour grandir il faut des racines solides. Pour les humains aussi !


Les arbres ne cessent de nous fasciner et inspirent diverses métaphores sur la vie humaine. Il faut dire qu’ils se prêtent bien à cela : d’une simple graine qui se fraye son chemin vers le haut un tronc va se développer, capable de supporter le poids de branches, feuilles, fleurs ou fruits. L’arbre va ensuite se reproduire, interagit avec son environnement et d’autres espèces. À sa mort, il rend possible la vie autour de lui. C'est une caractéristique plus simple qui nous le rend si singulièrement proche : sa verticalité !


Robustes comme un chêne ? Pas si souvent


On a tendance à l’oublier, marcher sur deux jambes est loin d’être une chose commune dans le monde du vivant. Les animaux se déplace majoritairement à quatre pattes et leur colonne vertébrale est parallèle au sol. C’est qu’il n’est pas évident pour un corps de porter une structure haute et de pouvoir la mettre en mouvement. Ajoutons à cela que la partie la plus lourde de l'homme - la tête - se trouve tout en haut du corps et on mesure la taille du défi.


Pour beaucoup d’entre nous, les problèmes de posture sont un rappel désagréable des difficultés liées à la verticalité. On connait bien ce que provoque l'affaissement sur soi-même : fatigue et tensions au niveau du dos, problèmes digestifs et diminution de l'amplitude respiratoire. Le résultat est un profil voûté, qui s'accentue encore avec les longues heures devant les écrans de toute taille.


Les deux directions de la verticalité


Nous pouvons avoir une idée beaucoup trop rigide de ce que se tenir correctement veut dire comme l’image des soldats au garde à vous, tendus et droits comme des manches de balai. Mais comme les arbres qui, pour pousser vers le haut, doivent aussi s’enraciner dans la terre, l’équilibre corporel ne s’atteint pas en essayant de s’étirer seulement vers le haut. La MTJ nous apprend qu’il est question d’équilibre, ici comme ailleurs.


L'ancrage au sol est essentiel. C'est dans la Terre qu'il faut puiser l'énergie, la puissance et la stabilité nécessaire pour vivre debout. Un corps équilibré est posé sans tension sur les jambes, les pieds bien à plat.

Lorsqu’on redresse sa colonne, le cou s’allonge vers le haut. Faîtes l’exercice : vous constaterez qu’en s’étirant les cervicales permettent aux épaules de se relâcher et de tomber naturellement. La poitrine s’ouvre, le sternum et les côtes peuvent monter librement à l’inspiration et baisser à l’expiration.

Dans une position correcte, la voûte plantaire pousse vers le haut, le coccyx s’allonge vers le sol ; les lombaires peuvent ainsi porter le thorax, les organes digestifs ne sont plus comprimés et peuvent bouger librement.


Ainsi, ce qui doit monter s'élèvera, et ce qui doit descendre le fera !


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