Arrêtez de fumer, respirez !

Petit quiz : que se passe-t-il en mai ? Il fait beau ? Non. On fait le pont ? Pas cette année, non. Ménage de printemps ? C’était le mois dernier ! Le 31 mai c’est la Journée mondiale sans tabac. Et si le choix d’arrêter de fumer se faisait non pas par obligation ou pression médicale, mais pour prendre soin de vous ?


Le mois de mai est l’un des deux moments de l’année ou je vous invite à réfléchir à arrêter de fumer. Les arguments santé sont bien connus : augmentation du risque de certains cancers, troubles cardiaques accrus, problèmes dentaires, la liste est longue ! L’argument économique a son importance également : selon la consommation, le tabagisme peut peser lourdement sur un budget. Mais ce mois-ci je voudrais poser le problème autrement. Pourquoi ne pas envisager la décision d’arrêter juste pour être mieux au quotidien ?


Le tabac dans notre quotidien


Les campagnes “Arrêt du tabac“ se concentrent souvent sur les effets les plus graves de la dépendance - et il y a de bonnes raisons à cela. Mais les incidences sur notre bien-être de tous les jours restent souvent au second plan.


Fumer régulièrement entraîne logiquement une diminution des capacités respiratoires. Si vous avez l’expérience de la méditation ou des exercices de respiration, vous savez à quel point le souffle a une influence directe sur l’état corporel et émotionnel. L’obstruction des voies respiratoires augmente aussi le risque de développer des formes d’apnée du sommeil, entrainant une baisse de la qualité du repos, fatigue, troubles de la concentration et dégradation des défenses immunitaires.


Perdre en qualité de souffle implique aussi de voir l’odorat et le goût s’abimer, deux sens souvent délaissés. Le tabagisme dégrade ainsi tout un pan de notre quotidien. Concrètement, il favorise une alimentation moins équilibrée, la graisse, le sucre et le sel venant compenser la fadeur relative des aliments. Cela ne s’arrête pas là, puisque notre digestion est aussi fortement affectée par le fait de fumer (et je ne parle pas exclusivement du fameux effet “café-clope“…). Le tabac dégrade les muqueuses stomacales et augmente ainsi le risque d’avoir des brûlures d’estomac.


Faire attention à soi en arrêtant de fumer


Vous pouvez le constater, il n’est pas nécessaire de dramatiser pour se dire que fumer n'améliore pas exactement nos vies. Le problème de fond est qu’en réalité on n’accorde malheureusement pas assez d’importance à notre vécu au jour le jour. Et de fait, on finit par oublier que les choses pourraient être différentes. Quand vous passez sous des arbres en sortant de chez vous au printemps, vous ne sentez plus les odeurs végétales ? “Ce n’est pas grave, on n’y peut rien, et de toute façon on est en ville”. C’est une logique qu’il me semble pertinent de désactiver.


Pour naïf que cela paraisse, faites l’exercice de vous dire qu’on peut vouloir arrêter de fumer non pas par peur d’une mort terrible, ni par pression sociale, mais simplement pour se faire du bien. La traversée collective de cette dernière année si difficile, me semble chaque jour rendre plus pertinent l’attention à soi et l’objectif de prendre soin de soi.… et des autres !


Ça y est, vous êtes prêt·e pour arrêter de fumer ? Prenez rendez-vous par ici.

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